mayo 2008


Le samedi 19 septembre, le lendemain du départ de Dora et son père,[i] les autorités d’occupation imposèrent un couvre-feu en représailles à un attentat qui avait été commis au cinéma Rex. Personne n’avait le droit de sortir, de trois heures de l’après-midi jusqu’au lendemain matin. La ville était déserte, comme pour marquer l’absence de Dora.

Depuis, le Paris où j’ai tenté de retrouver sa trace est demeuré aussi désert et silencieux que ce jour-là. Je marche à travers les rues vides. Pour moi, elles le restent, même le soir, à l’heure des embouteillages, quand les gens se pressent vers les bouches de métro. Je ne peux pas m’empêcher de penser à elle et de sentir un écho de sa présence dans certains quartiers. L’autre soir, c’était près de la gare du Nord.

J’ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d’hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s’est échappée à nouveau. C’est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d’occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l’Histoire, le temps – tout ce qui vous souille et vous détruit – n’auront pas pu lui voler.

Patrick Modiano, Dora Bruder, París, Gallimard, 1997, págs. 146-147


[i] A los campos de exterminio, en su condición de judíos.

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Recuerda Javier Ortiz la que me parece la mejor definición del Dosdemayo: «Auf der Isla de León – Ideen ohne Taten, im übrigen Spanien – Taten ohne Ideen.» Lo escribió don Carlos Marx y salió publicado en el cuarto artículo de una serie de ¿ocho? que publicó Marx en el New York Daily Tribune. O sea, que saldría en inglés, pero solo tengo a mano el alemán. La descripción sale concretamente en el número 4.220 del 27 de octubre de 1854 del New York Daily Tribune. O en la página 458 de las Obras (ergo, Werke) de Karl Marx y Friedrich Engels, vol. x, editorial Dietz, en el poco entrañable Berlín de la DDR, año 1961.

Si mi alemán de naufragio no me falla: «En la isla de León [había] ideas sin acciones. En el resto de España, acciones sin ideas». Ya se sabe que Taten sagen mehr als Worte.

Javier Ortiz dice «Cádiz». Marx escribió «la Isla de León». Minucias: lo importante es acordarse de que en cuatro años, final de legislatura y de Olimpíada, nos toca otra conmemoración, afortunadamente gaditana esta vez.

Me perdonaréis el apunte nada zamoresco (aunque Zamora tenga un apunte fascinante sobre las Comunidades de Padilla, Bravo y Maldonado mal editado, pobremente traducido, nada contextualizado por el que llamaremos Hastur el Innombrable, y que habrá que retomar un día para pulirlo y darle lustre). Pero es que un hijo de Móstoles tiene, necesariamente, que posicionarse, en fechas tan señaladas.

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