Marzo 2008


A pesar del tiempo transcurrido desde el Holocausto, todo lo alemán genera aún gran recelo en Israel, donde viven unos 250.000 supervivientes. Varios diputados han notificado a la Cámara que se ausentarán durante el discurso, entre ellas la laborista Sheli Yechimovich. La diputada, hija de supervivientes de uno de los campos de concentración nazis, ha dicho que considera impropio el discurso en alemán cuando “el protocolo ni siquiera lo exige”.

“Merkel es una amiga de Israel, pero permitir el discurso en alemán en el Pleno del Parlamento israelí es una muestra de insensibilidad hacia los supervivientes, para los que el alemán es la lengua de sus torturadores”, ha explicado la diputada.

El País, 18 de marzo de 2008

dein goldenes Haar Margarete
dein aschenes Haar Sulamith

Paul Celan, «Todesfuge», Mohn und Gedächtnis, 1952

Erreichbar, nah und unverloren blieb inmitten der Verluste dies eine: die Sprache. Sie, die Sprache, blieb unverloren, ja, trotz allem. Aber sie musste nun hindurchgehen durch ihre eigenen Antwortlosigkeiten, hindurchgehen durch furchtbares Verstummen, hindurchgehen durch tausend Finsternisse todbringender Rede. Sie ging hindurch und gab keine Worte her für das, was geschah; aber sie ging durch dieses Geschehen. Ging hindurch und durfte wieder zutage treten, »angereichert« von all dem.

Paul Celan, „Ansprache anlässlich der Entgegennahme des Literaturpreises der freien Hansestadt Bremen“ (1958), Gesammelte Werke, Bd. 3, S. 185-186.

Le fait de croire à des périodes historiques nettement définies, caractérisées, et donc à des ruptures dans le cours des temps entraîne inévitablement à porter un regard particulier sur les époques limites, époques pourtant déterminées avec la part d’arbitraire que l’on sait. La tentation devient forte de considérer les années situées entre Antiquité et Moyen Âge, puis entre ce Moyen Âge et les Temps modernes comme des temps « de transition ». Cette idée, aussi spécieuse que celle qui préside à la périodisation, impose à la recherche et à l’enseignement certaines optiques dont on ne se défait pas aisément.

En premier lieu, ces découpures arbitraires, artificielles et combien tyranniques nous ont créé, pendant longtemps, un fort déséquilibre dans les études, une véritable cassure dans le discours scientifique. Il ne fait aucun doute que ces temps intermédiaires, qui, croyait-on, ne pouvaient offrir qu’images incertaines, sans valeur démonstrative, ont été volontiers négligés. Les lectures et les investigations se sont plutôt portées sur les siècles « classiques » de l’Empire romain que sur ses derniers moments. D’autre part, les règnes de Charles VII et de Louis XI, en France, retenaient certes l’attention pour quelques aspects, pour la personnalité des souverains dont chaque livre offrait des images aux traits incisifs [...].

Par ailleurs, et d’une façon sans doute lourde de conséquences, cette exploitation du concept de périodisation finit par fausser l’interprétation des faits et même par dicter des hypothèses de travail que tout auteur se voit invité à vérifier. Il semble évident que le temps qui marque le passage d’une période à une autre ne peut être que « de transition ». Il ne s’agit pas seulement de mots et de petits ridicules mais d’orientation et de recherche, voire d’interprétation des résultats. Les hypothèses de travail pèsent toujours très lourd et trop nombreux sont ceux qui s’appliquent avant tout à illustrer l’idée qui prime plutôt qu’à poursuivre une investigation hors de tout préalable. [...]

Jacques Heers, Le Moyen Age, une imposture, París, Perrin, 1992, págs. 38 y 39.

C’est cette langue composite que Renan appelle avec dérision le rabbinico-philosophicum, selon lui « veritable chaos », « langue barbare et factice » :

« On voit à quel degré de barbarie devait mener le besoin d’exprimer des idées étrangères au génie de l’ancien hébreu. Il en sera aussi toutes les fois que l’on voudra étendre une langue morte au-delà de ses limites naturelles et la développer artificiellement en dehors de sa portée primitive »,

conclut-il en esquissant un parallèle entre le latin scolastique et la langue des rabbins. Ce parallèle s’impose du seul fait de la diglossie qui caractérisait alors tout le monde lettré : on écrivait dans une tout autre langue que celle que l’on parlait au quotidien. Mais cette créativité anarchique dénoncée par Renan portait en elle la preuve que l’hébreu n’était pas tout à fait une langue morte comme le croyaient les observateurs extérieurs.

Mireille Hadas-Lebel, L’Hébreu : 3000 ans d’histoire, Paris, Albin Michel, 1992 (reimpresión de 2004), pág. 106.

[Arias Barbosa] dijo que él en esto no siente cosa alguna porque él no sabe arábigo, caldeo ni hebraico, e piensa que ninguno hay en esta Universidad que sepa estas tres lenguas para que pueda jusgar si es bien proveer esta cátedra al Comendador o no. Pero que por conjeturas, lo que puede alcanzar es que cuanto al [sic] experiencia e uso de la lengua hebraica e caldea e tener muchos vocablos e prontitud en ella para usar della hablando e platicando, que tiene mucha ventaja Alonso de Zamora. E cuanto al arte de las lenguas e sentir sus primores e dar rason de las partes de la oración para mostrar correspondencia del arábigo e hebraico al latín, en esto dijo que le parescía el Comendador tener mucha ventaja, porque sabiendo muy bien el latín e convenientemente el griego, podría haser comparación de las lenguas; e que para saber e tomar experiencia de su doctrina, se le encomendase por algún tiempo, para que ex fructibus cognosceretur.

Libro 5º de Claustros de la Universidad de Salamanca [¿conservado en la Biblioteca General Universitaria?], f. 385-386, citado en Federico Pérez Castro, El manuscrito apologético de Alfonso de Zamora, Madrid, Barcelona, CSIC, 1950, citado en págs. xviii-xix.

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