“Béni soit celui qui donne la force à celui qui est fatigué et augmente le courage de celui qui n’a plus d’énergie“. Cette bénédiction, tirée de la prière du matin, est la seule allusion à la fatigue de la copie. On ne trouve pas dans les manuscrits hébreux les plaintes et les récriminations si communes dans les manuscrits latins médiévaux : “trois doigts travaillent mais le corps tout entier est rompu !”, ou : “ce travail brise la nuque et tous les os”.
[A partir de aquí, la autora deja libre juego al curso de su imaginación, tal vez no al de la serendipia, en cualquier caso, al prejuicio.]
La copie était aussi fatigante pour le scribe hébreu que pour le moine chrétien, mais elle était compensée par la considération accordée au travil du scribe. Dans la tradition juive, l’acte physique d’inscription du texte était accompagné de respect et d’admiration. Babyloniens, Egyptiens Hébreux étaient des peuples dont la culture s’était élaborée dans un contexte d’écrit : l’écriture était digne des dieux et, pour les Juifs, de Dieu qui écrivit “de son doigt” les Tables de la Loi.
Pour les Grecs comme pour les Romains, dont la culture se forma avant la réception de l’écriture, le geste corporel de la copie était – contrairement au discours – un travail servile, et exténuant. Le christianisme eut bien du mal à se libérer de ce mépris et tenta de réhabiliter le geste du scribe. Cependant, les conditions sociales n’étaient guère favorables. Travaillant dans des scriptoria, les ateliers monastiques, les scribes chrétiens ressentaient souvent la difficulté du travail plus que la joie de l’accomplissement d’une action pieuse et la fierté de faire œuvre belle. Lorsque les scribes latins furent des laïcs et gagnèrent leur vie par l’écriture, les plaintes se firent bien plus rares.
Dans les milieux juifs, les conditions sociales étaient très différentes. Tout d’abord, beaucoup de gens copiaient des livres pour leur usage personnel. Ensuite, il y eut pu de scribes professionnels au sens exclusif du terme ; la copie était, le plus souvent, une activité venant compléter le salaire de maître d’école, de chantre, de juge.
Colette Sirat, ch. ix («Le scribe commence et finit son œuvre», premier apartado: «Les eulogies»), Du scribe au livre, París, 1994, primera edición, págs. 175-176. Nótese:
L’édition française est différente du livre hébreu : plusieurs chapitres (sur la Bible, les textes, la vie et la mort des manuscrits) ont été ajoutés. En revanche, c’est dans l’ouvrage hébreu que l’étudiant pourra s’initier vraiment à la lecture des manuscrits : il y trouvera la reproduction de trente folios de manuscrits avec leur transcription complète.
Primera reflexión: cliché no podía ser otra cosa que un galicismo. Segunda reflexión: hay que leer más a Agnón, como nos enseñaba Risa, ז”ל.
Mayo 21, 2009 at 2:23 pm
[...] Como alguna cosa hemos contado por aquí del maestro Al(f)onso, aunque me reconozco disperso y propenso a tenir pardals al cap, quizá convengar recopilar parte de lo que llevamos dicho: hemos presentado su vida en cómodos fascículos (que aún están por rematar); de sus arrebatos revolucionarios; de sus improbables alumnos; de sus necesarios silencios; de su terminología hebrea de cosas académicas; del que fue su colegio complutense; de las golondrinas de su huida; de sus métodos de evaluación; de la paciencia que hay que tener; de su principal obra impresa; su legítimo interés; sus eulogias hebraizantes y latinistas. [...]